Malgré les méditations à propos des législatives: Des questions toujours en suspens

 Malgré les méditations à propos des législatives: Des questions toujours en suspens

Élections inclusives mais surtout Parlement inclusif, voici la revendication des partis d’opposition qui continuent de faire pression malgré la réunion de bons offices organisée par l’église catholique le 20 mai dernier.

À l’invitation du clergé, des représentants du pouvoir et de ses partis politiques se sont retrouvés autour d’une même table avec les responsables des forces politiques d’opposition. Au menu de cette rencontre : l’organisation d’un scrutin inclusif, transparent et pacifique. La mandature actuelle de l’Assemblée nationale est composée exclusivement des partis : Union Progressiste et Bloc Républicain appartenant tous au président de la République, ce qui est inédit dans l’histoire du Bénin hormis la période révolutionnaire de 1972 à 1990. C’est donc pour éviter une nouvelle exclusion que l’église a organisé ces assises.

Dans la même logique, l’Organisation internationale de la francophonie à elle aussi dépêché une délégation à Cotonou pour s’entretenir avec les forces politiques. Ces deux initiatives sont venues en appui aux efforts du Médiateur de la République qui, depuis plusieurs mois plaide auprès des acteurs concernés pour une élection enfin crédible.  A l’issue de ce ballet, le pouvoir a accepté ouvrir les élections à l’opposition contrairement à ce qui s’était passé lors du scrutin législatif dernier.

Mais des déclarations d’intentions à la réalisation de ces dernières, le chemin reste parsemé d’embûches. Ainsi, les deux parties semblent ne pas être parvenues à un accord sur la liste électorale. Le parti Les Démocrates est monté au créneau pour réclamer la participation de l’opposition à tout le processus électoral en commençant par l’identification des électeurs.

En effet, outre la liste électorale dont il faut que tous s’assurent de la transparence, le dispatching du matériel électoral, la représentation des délégués des partis, le dépouillement des bulletins et les recours éventuels sont entre autres des questions essentielles pour la crédibilité du scrutin. Des questions qui, pour le moment, demeurent entières. Pierre MATCHOUDO  

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