Lutte contre les stigmatisations et discriminations des jeunes filles et femmes : Une initiative de l’Ong Fawe-Bénin

 Lutte contre les stigmatisations et discriminations des jeunes filles et femmes : Une initiative de l’Ong Fawe-Bénin

1/3 des  jeunes filles perdent au moins deux jours par mois d’absence au cours en milieu scolaire au Bénin. Ceci, à cause des discriminations liées à la gestion des menstrues.  Cette problématique qui est rarement débattu en public et ne bénéficiant d’aucune approche politique préoccupe l’Ong  Forum for African Women  Educationalist (FAWE-Bénin) qui a initié le projet de réduction  des discriminations pour le respect des droits à la santé sexuelle reproductive chez les filles et les garçons, financé par le partenaire  Amplify  Change.

Le projet couvre des collèges des communes de Parakou, Bohicon et Avrankou. «Si les questions d’assainissement publique sont longtemps débattues par les gouvernants dans les politiques de développement, il en va autrement de l’hygiène collective, notamment de la menstruation des filles et des femmes», dira la présidente Ida Tokpo, partant du constat qu’en milieu scolaire au Bénin, les filles n’ont aucune connaissance des menstrues avant leur apparition, et elles se font parfois de mauvaises conseillères qui les conduisent dans le décor, faute d’information et de formation. «Par cette initiative qui se veut très ambitieuse, l’Ong Fawe-Bénin contribue à l’atteinte des objectifs 3, 4 et 6 des ODD, qui promeuvent la bonne santé, l’éducation de qualité et l’accès à l’eau propre et à l’assainissement», va avancer le représentant du ministre de l’enseignement secondaire et de la formation technique. Pour le maire de la commune d’Avrankou, la thématique est préoccupante puisque dans la plupart des communes, les filles peinent à mieux gérer leurs menstrues, compte tenu des conditions non adaptées à ces besoins de l’heure. Il a ajouté que cette situation ne facilite pas la pleine jouissance de leur droit à la santé sexuelle reproductive, encore moins le respect de leur droit à une éducation équitable. Tout en félicitant l’Ong pour cette œuvre d’utilité publique, l’autorité communale plaide pour la construction des infrastructures adaptées pour juguler cette situation source de déperdition scolaire.

Pour une durée de 18 mois, les équipes de Fawe-Bénin seront présentes dans les communes ciblées à travers des actions pour améliorer les compétences et connaissances des jeunes en matière d’hygiène menstruelle, les informer et éveiller leur conscience sur leur droit à la santé sexuelle reproductive. Les données qualitatives et quantitatives sont recueillies pour apprécier l’impact de la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle sur le rendement scolaire des filles.  Les parents et autres garants de la tradition seront également sensibilisés pour la réduction des impacts néfastes des stigmatisations et discriminations.

Patrice ADJAHO

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