Lutte contre la Covid-19 : La surcharge continue chez les transporteurs

 Lutte contre la Covid-19 : La surcharge continue chez les transporteurs

Plus d’un an après son apparition, la pandémie liée au coronavirus Covid-19 continue de faire des ravages de par le monde. Si au Bénin la situation est presque sous contrôle grâce aux mesures gouvernementales, il faut tout de même noter que certains citoyens choisissent délibérément de ne plus respecter les gestes barrières notamment les passagers des transports en commun.

 Selon les derniers chiffres publiés par le Ministère de la santé, le Bénin compte pour l’heure 8 199 cas dont 8 000 sont guéris et 104 décès. Des chiffres en hausse depuis quelques jours, une situation sans nul doute due au non-respect des mesures de préventions notamment au sein des transports en Commun.

Tokpâ-Tokpâ (Mini-Bus), Taxis-villes, clandos et bien d’autres moyens de transports en commun sont en cette période où la pandémie connaît de nouveaux variants des moyens de forte propagation du coronavirus. Juste après l’allégement de certaines mesures par l’Etat béninois, plusieurs transporteurs ont d’eux-mêmes pris la décision de ne pas respecter le nombre de passagers dans les véhicules. A les voir en circulation l’on pourrait se croire en période d’avant Covid-19 où tout était permis, déjà qu’ils se permettaient certaines choses eux-mêmes. Aucun respect de la distanciation sociale entre les passagers qui se trouvent entasser et pire sans cache nez. Cette situation inquiète bon nombre de riverains qui pensent qu’il y’a un manque de responsabilité chez les transporteurs et une légèreté chez les personnes devant assurer le contrôle de ces véhicules. « Ce que nous voyons aujourd’hui au niveau des transports en commun nous inquiète tous. Les Tokpâ-Tokpâ surtout ne respectent aucune mesure sanitaire alors que la pandémie refait de plus en plus surface. Cela malheureusement se passe au vu des forces de l’ordre qui sont souvent sur les artères de nos villes » fait savoir avec désolation Mathieu B. un usager en ajoutant « Le gouvernement jusque-là fait de son mieux pour faire face au mal mais c’est dommage que nous population, nous ne l’accompagnons pas dans cette lutte commune ».

Pour les taxis-villes et clandos, le nombre de passagers avait été fixé à trois en plus du chauffeur pour les véhicules à cinq places mais ces derniers vont jusqu’à contenir sept personnes à bord du véhicule. Un fait qu’un transporteur justifie « Si nous sommes revenus aux anciennes habitudes, c’est parce que nous avons constaté que la situation n’est plus aussi critique et que vu nos besoins familiaux nous pouvons augmenter les passagers. Car par le passé avec la mesure de réduction des passagers et malgré l’augmentation des tarifs, nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts ». Pour ce qui est dû au non port de masques, l’intéressé est catégorique « Dans mon véhicule, j’oblige les passagers au port du cache nez tout au moins » rassure-t-il.  Chez les conducteurs de mini-Bus, le constat est plus écœurant. Des vies humaines sont chaque jour exposées au mal sans état d’âme. Selon les chefs parcs du marché Dantokpâ principale gare routière de la ville de Cotonou « Des messages de sensibilisation sont faites. Nous prenons des mesures pour que la situation revienne à la normale  et que nos collègues transporteurs puissent à nouveau respecter les mesures prises par les autorités pour faire face à cette maladie ».

Firmin KASSAGA

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