Lolo Andoche à propos du pagne tissé : « C’est un levier de l’économie »

 Lolo Andoche à propos du pagne tissé : « C’est un levier de l’économie »

Charlemagne Andoche Amoussou plus connu sous le pseudonyme  »Lolo Andoche » est l’une des figures de proue de la mode béninoise. Il était l’hôte des journalistes sur la tribune  »Café des médias » pour parler de la première édition du Festival International du Pagne Tissé. Dans cet entretien, l’homme parle de l’évènement. Lisez plutôt !!!

 Monsieur Délégué Général du Festival International du Pagne Tissé, parlez-nous du FIPAT, le Festival International du Pagne Tissé.

Aujourd’hui on est à quelques jours de la grande soirée du Festival International du Pagne Tissé, (FIPAT), qui se tiendra du 18 au 23 octobre 2022, mois du consommons local. C’est pour cela qu’on l’a mis d’ailleurs en Octobre, c’est un produit local. Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes un pays producteur de coton. Alors le Festival International du Pagne Tissé aura lieu sur cinq jours. Il y aura des expositions, des défilés, de l’animation autour afin de pouvoir amener beaucoup plus de gens à aller découvrir le pagne tissé, de la gastronomie et tout ceci se passera à l’hôtel Azalaï autour de la piscine et dans la grande salle.

Pourquoi cet événement et la gastronomie locale autour ?

C’est dans la droite ligne du mois du consommons local pour que cela soit un truc entier et du made in Bénin (du manger béninois, de la musique béninoise…). Mieux sur place, il y aura des tisserands qui seront en train de tisser pour qu’on puisse voir comment ça se passe avec différents métiers. Parce qu’il y a différents types de métiers dont ceux qui datent de très longtemps que les gens continuent toujours. Ces derniers qui ont pu adapter les files 100% coton d’aujourd’hui et faire exactement de belles choses. Il y a des métiers qui ont été améliorés un peu et il y en a aussi d’autres qui ont été très améliorés dont on peut estimer jusqu’à 150% de larges. On aura à beaucoup découvrir de très belles choses.

Au FIPAT, pourquoi avoir opté pour la participation des grands créateurs d’autres pays en dehors de ceux du Bénin et des tisserands ?

Nous voulons du brassage entre ceux-là afin qu’il y ait un partage d’expériences entre les tisserands sur les différents types de tissages et les différentes techniques qu’il y a. Il y a des motifs que certains tisserands béninois ne savent pas forcément faire et ceux d’autres pays le savent sûrement. Je parlais avec un tisserand burkinabè. Et quand je lui ai dit la largeur que le Bénin fait et le grammage que ça fait, il a dit qu’il veut bien venir découvrir ces expériences et voir comment ça se passe pour qu’on arrive à faire un truc aussi magnifique. Donc le festival qui aura lieu pendant tous ces jours, c’est pour mettre véritablement en valeur le pagne tissé et donc il aura un panel de discussion où nous avons invité des experts du coton, de la filature, du pagne tissé et des finances qui nous parleront du Pagne Tissé et les avantages du Pagne Tissé pour la population et ceux qui seront là ce jour.  Le jeudi et le vendredi semaine du festival, on aura un atelier de formation pour les tisserands surtout sur la fixation de la teinte et également les teintes Bio, parce-que les teintes Bio, il en a qui sont thérapeutiques, donc on va découvrir tout ça. Par ces teintes Bio, il y en a qui guérit le paludisme, d’autres qui vous fortifient parce qu’il y a du fer dedans et plusieurs autres produits chimiques. Je préfère m’en arrêter là au risque de tout dévoiler car l’expert même en parlera le jour-là lors du panel, de la formation.

Ce qui veut dire que le festival sera un rendez-vous du donné et du recevoir ?

Nous avons assez d’invités de l’extérieur et du fin fond du Bénin également pour que l’on découvre davantage le pagne tissé parce que beaucoup ne connaissent pas réellement notre pagne tissé. A partir de cet événement qui par la grâce de Dieu va se répéter régulièrement, les gens viendront toucher du doigt nos créations afin qu’on puisse commencer par se l’approprier et les porter régulièrement. C’est pour nous une grandeur d’emploi énorme, c’est un levier de l’économie. Car c’est une chaîne, du planteur en passant par la filature, le tisserand, le créateur de mode, les tailleurs qui sont dans les ateliers, etc.

 Transcription : D.TOLOMISSI/ J. LANGANFIN GLELE

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