Législatives 2023 : La Céna associe les acteurs impliqués

 Législatives 2023 : La Céna associe les acteurs impliqués

La Commission électorale nationale autonome (Céna) lance une grande concertation avec les différentes parties prenantes aux législatives du 8 janvier 2023. La bonne organisation du scrutin est à l’ordre du jour. Ce lundi 03 octobre 2022 à l’hôtel Azalai de Cotonou, les représentants des partis politiques sont les premiers acteurs invités par la Céna aux échanges.

« Cette rencontre est la 22e activité inscrite au programme de la Céna depuis le 21 février 2022 » a exposé le président du Conseil électoral, Sacca Lafia dès l’entame des travaux. A l’en croire le chronogramme préétabli est suivi à la lettre. Trois communications ont servi de fil d’Ariane à la réunion. Il s’agit de la Présentation du chronogramme des élections législatives du 8 janvier 2022, de la Présentation du processus de gestion des déclarations de candidatures et de la Présentation des rôles et responsabilités des partis politiques dans le processus électoral.

Il s’en est suivi des échanges avec les représentants des partis politiques. Les principales préoccupations qui ont focalisé les attentions sont l’article 41 du code électoral, le rejet d’enregistrement pour défaut de pièces ou encore la carte électorale. Si Jacques Ayadji, président du Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (MOELE-BENIN) tient à la suppression des pièces dites « inutiles », ses compères Soumanou Toléba (Fcdb), Expérience Tèbè (Mpl) et autres ont insisté sur le rejet d’enregistrement des dossiers. « Le code ne le prévoit nulle part » ont-ils martelé avec hargne. D’autres représentants comme Éric Houndété président du parti « Les Démocrates » ou François Soudé, 1er vice-président de « Restaurer La Confiance » ont cherché à en savoir plus sur les cartes électorales et la transparence dans le choix des agents électoraux. Code électoral à l’appui, les conseillers de la Céna ont expliqué les fondements du rejet des dossiers incomplets dès l’enregistrement. Ils ont renvoyé les contestataires à plusieurs dispositions du code dont les articles 41, 32 et autres.

Au terme de la séance, les objectifs fixés au départ sont atteints s’est réjoui Sacca Lafia qui a salué la bonne ambiance dans laquelle la rencontre s’est tenue. Il a par ailleurs déclaré que « La démocratie est l’affaire de tous. Et de la mouvance et de l’opposition, et de ceux qui ne sont ni de la mouvance ni de l’opposition. Elle se doit être la plus participative possible » estime le président du Conseil Électoral avant de professer la bonne foi de son équipe « Nous tiendrons compte autant que faire se peut de vos vos pertinentes observations et recommandations. Aussi appliquerons-nous le code électoral dans sa lettre et dans son esprit afin que la Céna sous notre gestion soit la plus crédible, la plus transparente, la plus inclusive et la plus équitable possible » a précisé Sacca Lafia.

Un calendrier électoral consensuel sera soumis d’ici la fin des concertations avec la société civile et d’autres acteurs impliqués dans l’organisation de l’élection du 08 janvier 2023

Patrice ADJAHO

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