Législatives 2023 : Iréné Agossa, la charrue avant les bœufs

 Législatives 2023 : Iréné Agossa, la charrue avant les bœufs

Entre déclarations et descentes sur le terrain, il ne manque pas d’idées justes pour se faire remarquer dans la masse que constituent les deux mastodontes de la mouvance présidentielle, Union Progressiste (Up) et le Bloc Républicain (Br). C’est de ses droits légitime et politique. Mais une idée germe depuis peu portée par le président du parti Restaurer La Confiance (RLC), celle selon laquelle, l’opposition pense déjà à qui va présider à la tête de la 9eme  législature.

C’est légitime et politiquement ambitieux. A l’approche des législatives de janvier 2023, les ténors de la classe politique béninoise jouent des pieds et des mains pour siéger au prochain parlement. Un parlement dont l’opposition est absente depuis le scrutin d’avril 2019. « Ce qui va nous départager est qu’au niveau de tous les partis de l’opposition et les partis apparentés, chacun n’a qu’à dégager en son sein le futur président de l’Assemblée nationale parce que le président de l’Assemblée est l’incarnation d’une vision », propose Iréné Agossa, d’après Bwt. Le choix une fois opéré, s’en suivront les primaires pour que l’opposition désigne le leader qui sera le plus représentatif pour être élu président de l’assemblée nationale, neuvième législature.

Seuls le rêve et les ambitions guident les actions, certes, mais cette proposition est-elle réalisable avec l’actuelle opposition qui a du mal à s’entendre et à afficher une solidarité digne d’une véritable communion ? Ne faut-il pas dire 1 avant de dire 2? S’il est admis que « celui qui voyage loin ménage sa monture », cette logique qui anime Iréné Agossa n’est pas dénuée de sens mais la logique pour l’heure aurait de faire taire les divergences qui font feu en son sein. Ne faut-il pas s’assurer d’avoir des sièges d’abord avant toute conjecture liée au contrôle du parlement ?

Pour rappel, il faut une caution de 327 millions et autres documents comme le quitus fiscal avant qu’un parti politique ne soit qualifié pour s’afficher sur la liste électorale. Ce filtre passé avec succès, il faudra réunir 10% de suffrages au plan national. Autant d’obstacles à franchir pour les partis de l’opposition.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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