Hausse des prix des produits de grande consommation : La thérapie de Emmanuel Golou

 Hausse des prix des produits de grande consommation : La thérapie de Emmanuel Golou

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres » dit-on. Les crises économique et alimentaire qui se profilent à l’horizon du fait de la guerre entre la Russie et l’Ukraine pourraient bien profiter au Bénin. C’est ce qu’on retient d’une réflexion de Emmanuel Dégbèvi Golou, Docteur en sciences économiques Option Monnaie, Finances et Banque, Ancien président du Parti Social-Démocrate (PSD).

La conjoncture économique actuelle ne laisse personne indifférent. Emmanuel D Golou s’est également prononcé sur le sujet. Partant de la genèse de la flambée des prix de première nécessité et leurs conséquences, l’ancien député a démontré dans sa réflexion une situation de cause à effet. « Les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement mondiale observées à travers la fermeture des frontières, la hausse des coûts de logistique et du fret maritime ont réduit l’offre face à la courbe ascendante de la demande » fait-il observer. Pour Emmanuel D. Golou, la montée des prix du maïs, des produits provenant du manioc, de l’huile au Bénin s’explique « aisément aujourd’hui par le déficit de production dans la filière céréales chez les pays frères comme le Nigeria et le Niger qui viennent s’approvisionner sous toutes les formes sur le marché béninois ». Il est donc clair que ces produits deviennent non seulement rares mais chers sur le marché béninois.

Dans ses explications, l’ancien président du Comité Afrique de l’international socialiste ne s’est pas contenté de poser le diagnostic. Il a fait des propositions en bon connaisseur de la chose. Selon lui des « réflexions approfondies s’imposent » pour prévenir les crises du genre. Emmanuel Dégbèvi Golou propose de revisiter les politiques stratégiques de développement agricole et de sécurité alimentaire dans le sens de lutter durablement contre le phénomène. Pour lui, il convient d’examiner « la réouverture de l’Office national de sécurité alimentaire (Onasa) avec d’importantes corrections sur sa gestion ».

Arnaud ACAKPO (Coll)

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