Handball: Aspac dames et Flowers hommes vers de nouveaux titres

 Handball: Aspac dames et Flowers hommes vers de nouveaux titres

Les Dames de l’Aspac et les hommes de Flowers ont annoncé la couleur. Ils ne veulent rien lâcher cette saison 2021. Preuve, en attendant la deuxième phase nationale de la Ligue Pro, ils ont fini premiers de la première phase qui s’est tenue du 2 au 9 août 2021 à Cotonou.

Elles l’ont réalisé contre toute attente lors de la saison 2019. Mais à cause de la covid 19, c’est cette saison qu’elles défendent leur titre. Il s’agit des dames de l’Association Sportive du Port Autonome de Cotonou Handball Club. Marquer à la culotte par leur rivale éternelle de Flowers, elles savent qu’elles doivent encore fournir beaucoup d’effort pour conserver leur graal. Car le chemin pour monter sur la plus haute marche du podium est encore parsemé d’embûches. Et pour exemple, les protégées du coach Antoine Alladé après avoir disposé de leurs concurrentes (25-20) lors de la rencontre aller de la phase nationale de la Ligue Pro, elles n’ont pas pu récidiver à l’issue de la manche retour en s’inclinant (19-22). Une défaite qui ne les a pas empêché d’être leaders à cause de la règle de confrontation direct (six matchs, cinq victoires, un perdu, 154 buts marqués contre 116 encaissés +38 ; 10 points) contre six matchs, cinq victoires, un perdu, 172buts marqués contre 102encaissés +70 ; 10 points pour Flowers. Ce qui dénote comme le dit un adage  « Le chat échaudé craint l’eau froide ».  « Nous connaissons le niveau de notre club. Mais cette fois-ci, nous aurons notre carte à jouer encore. Les filles vont saisir leur chance et je pense qu’avec le travail que nous faisons nous avons de quoi inquiéter nos adversaires et conserver le titre », a déclaré Jean Luc Assogba, Manager d’Aspac Hbc. Pour Etienne Yémadjè, journaliste sportif,  l’équipe féminine de l’Aspac a tout ce qu’il faut pour être sacrée championne en septembre prochain « Elles jouent en équipe et ont non seulement beaucoup de potentialités mais également l’expérience nécessaire pour ne point faillir. Maintenant il leur reste seulement à aborder chaque match comme le dernier pour joindre l’utile à l’agréable », a-t-il indiqué.

Flowers Hommes plus fort que jamais

A quand remonte la dernière défaite de l’équipe masculine de Flowers Hbc sur le plan local ? Il faut aller fouiller dans les annales pour avoir la réponse. Et pour cause cela ne date pas de ces cinq dernières années. Leader sans concession, le club du président Euloge Dossou aligne efficacité, combativité et réalisme depuis plusieurs saisons. Elle dégage l’assurance et certifie qu’elle demeure le seul roi de la forêt depuis 2006-2007. En témoigne ses prestations lors de la première phase nationale de la Ligue Pro  qui a pris fin le lundi 9 août dernier. Six matchs joués, six victoires, 169 buts marqués contre 97 encaissés (+72). A la manœuvre de ces résultats positifs, un technicien atypique et unique en son genre de par son caractère impulsif. Il s’agit de Aimé Sebio.

L’homme de la gagne

Rigoureux et combatif, le technicien béninois n’a d’yeux que pour le travail bien fait. Il n’a jamais caché son objectif qu’est d’amener l’équipe de Flowers à un niveau acceptable au cours d’une campagne africaine notamment, la Coupe d’Afrique des clubs champions ou la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe et surtout, atteindre la barre du carré d’as. « Outre l’équipe de Pélican  qui avait réalisé une telle prouesse en 1998 et 1999, aucune équipe béninoise n’a plus atteint ce niveau », avait-il déclaré dans les colonnes de Matin Libre. Aussi rêve-t-il d’une équipe nationale capable de titiller les grandes nations du hand sur le continent.  A la question de savoir quel est son secret ? L’homme dont le nom signifie en fongbé c’est le destin qui a demandé confie tout en souriant « Le travail et rien que le travail et surtout l’humilité d’apprendre et de se remettre en cause. J’échange beaucoup avec mes joueurs. J’ai des joueurs qui ont déjà participé au moins à une coupe du monde junior. Ils ont le minimum d’expérience. Donc, on échange et on trouve les solutions ensemble avec mes assistants. Mais à des moments donnés, j’impose mon véto. Mais à des moments donnés aussi, je leur permets de participer à la décision. C’est ça qui fait qu’il y a une cohésion au niveau du groupe ».  Cependant, cette maturité acquise au fil des années et des victoires l’ont obligé à déjà penser à la relève. Et lors de certaines rencontres  de la première phase nationale de la Ligue Pro, il a plusieurs fois porté le badge B laissant la place d’entraineur titulaire à un jeune. « Il faut passer doucement la main » justifie-t-il. Mais, il reste à côté et intervient quand l’équipe va mal. C’est dire que comme du bon vin, Aimé Sèbio avec la course utile des années se bonifie, se diversifie mais reste fidèle dans son obsession pour le succès.

Damien TOLOMISSI

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