Grossesse en milieu scolaire : Les apprenants de Ségbana et de Banikoara sensibilisés

 Grossesse en milieu scolaire : Les apprenants de Ségbana et de Banikoara sensibilisés

La ministre béninoise en charge des affaires sociales est décidée à en finir avec les grossesses en milieu scolaire. C’est pour cela, elle s’est rendue jeudi 18 novembre dernier dans deux collèges d’enseignement général du département de l’Alibori pour sensibiliser les élèves sur les conséquences liées à ce phénomène.

C’est un périple qui s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation dénommée  »Agbazatché ». L’objectif est d’amener les élèves des collèges et lycées du Bénin à être beaucoup plus informés sur la santé sexuelle et reproductive. Ceci permettra de combattre le phénomène de la grossesse en milieu scolaire qui constitue depuis plusieurs années un frein pour l’évolution de bon nombre d’enfants. C’est pourquoi la ministre Véronique Tognifodé s’est rendue dans les collèges d’enseignement général de Ségbana et de Banikoara où elle a eu des échanges avec les élèves filles comme garçons sur le danger que représentent les grossesses en milieu pour eux.

A l’occasion, elle a insisté sur la nécessité pour les apprenants de prendre conscience de leur avenir tout en leur faisant part des dangers qu’il y a à opérer des avortements clandestins. Elle a évoqué la loi récemment votée en attente de promulgation. Aussi a-t-elle indiqué « ce n’est pas un boulevard ouvert aux avortements. Les grossesses non désirées doivent être évitées par les moyens de prévention. Les élèves doivent savoir pourquoi ils vont à l’école ».

Pour satisfaire aux préoccupations des élèves,  la Ministre Tognifodé a rappelé l’importance du dialogue entre les enfants et leurs parents et la notion de l’estime de soi. Elle a également invité les élèves à dénoncer par tous les moyens appropriés, les harcèlements sexuels. « Les sanctions ont été désormais corsées par la loi. Les relations amoureuses et intimes entre élèves et enseignants d’une même classe sont désormais punies. La question des mariages précoces a été évoquée ainsi que les sanctions encourues dans la nouvelle loi de protection de la femme et de la fille ».

Autrement dit, ils doivent faire de leurs études la priorité en évitant des pratiques entraîner les grossesses précoces.

Edmond HOUESSIKINDE

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