Garba Yaya: «Nous avons besoin de l’expression de la pétanque…»

 Garba Yaya: «Nous avons besoin de l’expression de la pétanque…»

Faire rayonner davantage la pétanque béninoise. Tel est l’objectif poursuivi par la Fédération Béninoise de Pétanque. Et pour l’atteinte de cet objectif, des investissements doivent être consentis. 11.925.000 F.CFA, c’est le montant global de subventions allouées par la FBP aux différentes ligues régionales et aux 136 clubs. Au terme de cette cérémonie, Garba Yaya, président de la Fédération Béninoise de Pétanque s’est prêté à nos questions. Lisez plutôt !!!

Après la subvention reçue du Ministère des Sports, c’est l’heure de la redistribution ?

Il faut dire que nous avons bénéficié d’une subvention de 50 millions répartie en deux tranches. Une tranche pour animer le plan national et l’autre pour prendre part aux compétitions internationales ou sur le plan continental. Depuis un bon moment, nous avons pour habitude de donner de subvention aux ligues parce-que l’animation permanente de la pétanque revient à ces structures décentralisées. Et depuis l’année passée nous avons commencé par penser directement aux clubs. Ils ont eu droit à certains matériels que nous les avons donnés. Cette année, nous avons estimé que chaque club a déjà le matériel. Raison pour laquelle, nous avons décidé de leur octroyer de subvention pour leur venir en aide.

Sur quelle base des forfaits ont été alloués aux différents clubs

Chaque département anime le championnat et le déplacement que va effectuer chaque équipe dépend de la grandeur du département en question. Si nous prenons par exemple l’Atacora les clubs sont distants de plus de 100km et pour venir prendre part à un Championnat départemental la distance est beaucoup plus grande. Donc nous avons estimé que les clubs de l’Atacora doivent avoir un plus de subvention que les clubs de l’Atlantique-Littoral où avec un zemidjan on peut regagner le lieu de la compétition. Ainsi de suite jusqu’à la fin. Voilà le critère qui nous a guidé dans la répartition des subventions. 

Et au niveau des ligues, comment cela a été procédé ?

Pour les ligues, nous avons pris les critères de l’animation de la pétanque. Les ligues qui animent mieux c’est l’Atlantique-Littoral, Borgou-Alibori et l’Ouémé-Plateau. Si vous allez dans le Borgou-Alibori, chaque dimanche il y a une compétition qu’on appelle Tour à Tour et à partir de ce moment, ces ligues ont eu au moins 1 million chacune. Les autres ligues nous les avons accompagnés pour leur donner le goût de l’animation et qu’elles prennent le pied sur les trois ligues phares : il s’agit du Mono-Couffo, Zou-Collines bien entendu qui doivent venir à la hauteur des autres. L’Atacora a déjà pris le part avec leur nouveau président en organisant des compétitions régulièrement et c’est de ça que nous avons besoin. Nous avons besoin de l’expression de la pétanque et c’est un sport qui se joue à tout âge. Du plus jeune 8 à 9ans et au plus vieux 69-75ans ça se joue. Et c’est un sport sans danger. 

Apparemment vous êtes un président comblé car votre discipline regorge d’assez de licenciés ?

C’est vrai, aujourd’hui sans faute modestie, c’est la discipline qui regorge le plus de licenciés. Loin de là, c’est la discipline qui est la mieux animée encore sur toute l’étendue du territoire national. Encore plus particulièrement, c’est la discipline qui révèle le Bénin sur le plan international et continental. Plusieurs fois, on est monté sur le toit de l’Afrique et on a été vice-champion du monde. Cela dénote quelque part que c’est une discipline qu’il faut prendre au sérieux et je veux pour preuve qu’aujourd’hui le président Patrice Talon a pris la mesure des choses. En acceptant d’organiser la Coupe du monde au Bénin. C’est parce qu’il sait que cette discipline peut révéler davantage le Bénin. C’est pour cela qu’il prévoit, nous faire un boulodrome de normes internationales jamais construit en Afrique. Nous sommes fiers de lui et nous espérons que ça va tenir.

Le Bénin sera-t-il prêt en septembre 2023 pour abriter cette rencontre mondiale des sports boules ?

Madagascar, le Sénégal et le Maroc ont abrité des Coupes du monde  mais dans des boulodromes de fortune. Notre pays ne veut pas de l’a peu prêt, notre pays veut faire la marque des champions. C’est pour ça que le président a décidé que la coupe du monde se joue dans un boulodrome bien construit aux normes internationales. Le site est connu et les gens ont été déjà dédommagés. Aujourd’hui, nous sommes fin prêt pour que l’architecte démarre. C’est justement à cause de la Covid-19 que les frais de déplacement ont augmenté. Le Ministère des sports est obligé de revoir sa copie à la hausse pour bien réussir à atteindre les objectifs. Laissez-moi vous dire que c’est une coquette somme de 9 milliards pour construire le boulodrome de normes internationales jamais construit en Afrique même dans tout le monde. C’est parce-que nous voulons du monde que les choses tardent un peu. Rendez-vous en septembre 2023.

Propos Recueillis par : Damien TOLOMISSI

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