Fête des défunts à l’Eglise St Pierre de Tokan: Les fidèles communient avec leurs disparus

 Fête des défunts à l’Eglise St Pierre de Tokan: Les fidèles communient avec leurs disparus

La fête des défunts a été célébrée par anticipation, mardi 1er Novembre 2022 sur la Paroisse Saint Pierre de Tokan. Messe, bénédiction et le rythme ‘’Avizinlin’’ ont marqué ce cérémonial organisé par le Père Marcel Houndébasso, Curé de la Paroisse Saint  Pierre de Tokan et présidé par le Vicaire général, le Père Théophile Akoha. Il a invité les fidèles à être des modèles à travers leurs faits et gestes pour mériter une place aux côtés de Dieu après leur mort.

Sur la Paroisse Saint Pierre de Tokan,  la fête de Toussaint 2022 a fait le lit dans l’après-midi à la commémoration par anticipation de la fête des défunts, normalement célébrée le 02 Novembre de chaque année. Cette commémoration s’est déroulée en trois temps. La messe, la bénédiction des tombes et le rythme ‘’Avizinli’’ instauré par l’Eglise, pour établir le lien entre ceux qui sont derrière le rideau (les défunts) et les vivants en ce jour symbole. Au pied de l’autel, les photos des personnes qui ne sont plus de ce monde étaient nombreuses à  recevoir les bénédictions. Après la première lecture (Sagesse 3, 1-6.9), la deuxième lecture (1 Co 15, 51-57) et l’Evangile (Mathieu 25, 31-46),  le Vicaire général, le Père Théophile Akoha qui présidait cette célébration eucharistique a articulé son homélie sur trois choses. Est-ce que les personnes décédées continuent à vivre ? Comment ils continuent à vivre et où sont-ils et comment sont-ils ? Et enfin, comment faire pour retrouver Dieu dans son ciel un jour ? De ces trois interrogations, soutient-il, la plus importantes est comment faire pour retrouver Dieu le dernier jour car, le péché, les mauvaises conduites dans la vie éloignent les hommes de Dieu. Par rapport à ceux-là expliquent Père Théophile Akoha, il y a ceux qui ont vécu d’une ‘’foi cohérente’’, pas foi légère. ‘’Foi authentique’’ et qui l’ont exprimé à travers une charité authentique. La plus grande des vertus, a-t-il fait savoir, c’est  la charité, c’est l’Amour. «Ils ont vécu de cet ‘’Amour’’, ils sont venus de ‘’Dieu Amour’’, en ayant la vocation ‘’Amour’’. Ils ont réalisé l’Amour dans leur vie et à la fin, ils ont la joie de retrouver l’Amour. Ceux-là sont les Saints du Ciel », explique le prélat. Selon lui, lorsqu’on se retrouve devant ces trois cas de figure, ce qu’il faut souhaiter, c’est de chercher à rentrer dans l’ascenseur du Christ. « Quand nous vivons les vices, les vices abaissent. Et quand on meurt on est enterré. Mais quand on est élevé…à la mort on connait ce qu’on appelle l’encielement. C’est à travers des actes concrets qu’on bénéficie de cet encielement », argumente le célébrant.

«Après la solennité de tous les Saints, notre Eglise se penche sur tous nos parents défunts. Ceux-là qui n’ont pas encore atteint la sainteté véritable et qui sont en chemin et que nous présentons à la miséricorde du Seigneur. Vu que nous avons un cimetière sur notre Paroisse, il est important que nous puissions marcher avec l’Eglise et manifester la communion des Saints, la communion avec nos parents défunts. En ce jour, c’est les trois parties de l’Eglise qui sont rassemblées. L’Eglise de ceux qui sont parvenus à la sainteté, l’Eglise en marche et l’Eglise souffrante », a déclaré le Curé de la Paroisse St Pierre de Tokan, Père  Marcel Houndébasso avant d’ajouter : «…ceux qui sont décédés ne sont pas jetés aux oubliettes, ne sont pas tombés dans l’ombre de la mort, mais ceux-là ont la chance de rentrer dans cette vie de Dieu et de contempler la face du Seigneur. Voilà ce qui a été traduit par la messe, la bénédiction des tombes et le ‘’Avizinli’’ ».

Satisfaits d’avoir honoré leurs parents qui ne sont plus de ce monde, les fidèles sont repartis avec la certitude les bénédictions à ces derniers ou tout au moins aux âmes oubliées par leurs familles et qui sont dans le besoin pour vivre des instants de bonheur et de paix auprès du Seigneur.

M.G

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