Direction départementale des affaires sociales de l’Ouémé : La protection des enfants en ligne de mire

 Direction départementale des affaires sociales de l’Ouémé : La protection des enfants en ligne de mire

Une séance de renforcement des capacités  des membres des bureaux de Conseils Consultatifs Communaux pour Enfants (CCCE) s’est tenue jeudi dernier dans les locaux de l’arrondissement d’Azowlissè. Il s’agit d’une activité de Direction départementale des affaires sociales et de la microfinance de l’Ouémé qui a réuni les enfants membres CCCE des communes  d’Adjohoun, Dangbo et de Bonou. C’est le début d’une série de cadre d’échanges qui vise à mettre les enfants au même niveau d’informations en ce qui concerne leurs droits et obligations. Elle va se dérouler dans tout le département de l’Ouémé.

Permettre aux enfants d’être beaucoup plus imprégner de leurs droits et devoirs, la Direction Départementale des Affaires Sociales et de la Microfinance de l’Ouémé s’y attèle. C’est à juste titre qu’elle organise des séances d’échanges pour outiller les enfants membres de Conseils Consultatifs Communaux pour Enfants sur le système de leur protection. À l’occasion de l’étape inaugurale, les  membres de Conseils Consultatifs Communaux pour Enfants (CCCE) des trois communes de la vallée de l’Ouémé concernées ont eu droit à plusieurs communications animées par le chef service en charge de la protection des enfants au niveau de la Direction Départementale des Affaires Sociales et de la Microfinance de l’Ouémé avec l’appui des responsables des centres de promotion sociale présents. « Ces enfants ont été élus par leurs pairs au niveau de leurs  communes respectives. Dans le système de protection de l’enfant, il y a un principe fondamental que nous respectons. C’est bien le principe de participation. Ce principe a été institué par la Convention relative aux droits des enfants. Et c’est par rapport à ce principe que nous avons jugé nécessaire de renforcer le niveau de connaissances des enfants sur le concept  »protection de l’enfant » car, tout ce que vous faites pour moi sans moi est contre moi. Ce sont les enfants mêmes qui le disent selon le principe de participation » a expliqué Soulé AKOUEGNIHODE.

Il affirme par ailleurs que la mise ensemble des enfants pour évoquer les préoccupations liées à leur protection a suivi un processus coordonné qui part des villages jusqu’au niveau national. Les participants et participantes se disent d’ores-et-déjà ravis des notions reçues et promettent de vulgariser ces dernières une fois dans leurs villages de provenance. « Je suis très contente pour la séance. Cela m’a permis de comprendre les notions sur les droits et devoirs de l’enfant. Je sais maintenant que la protection de l’enfant, c’est le respect des droits et devoirs de l’enfant pour contribuer à son épanouissement » a martelé Brillante BOCOVE, présidente du Conseil Consultatif Communal pour enfant d’Adjohoun. Même état d’âme du côté de sa collègue  Clémentine DJOSSOU, secrétaire générale du CCCE de Dangbo qui estime pour sa part que la restitution de cette séance de donner et de recevoir ne fera pas défaut une fois qu’ils seront dans leurs communautés. « Une fois de retour dans nos villages respectifs, nous serons les porte- paroles de la Direction en charge des affaires sociales auprès de nos amis afin que l’objectif visé à travers cette initiative soit une réalité. Nous enfants avons besoin d’une protection digne du nom dans la société »a-t-elle fait savoir. Ladite campagne d’échanges sur le système de protection de l’enfant va connaître son épilogue le mercredi 14 septembre prochain.

Edmond HOUESSIKINDE

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