Contraception : Le préservatif et le plaisir sexuel

 Contraception : Le préservatif et le plaisir sexuel

La contraception est un moyen utilisé pour éviter que les rapports sexuels n’aboutissent à une grossesse ou encore ne soit à l’origine des infections et maladie sexuellement transmissibles MST et IST. Parmi ces méthodes contraceptives l’on a le préservatif masculin et féminin. Ce moyen, est sujet de débat aujourd’hui chez certaines personnes puisque diversement apprécié.

Encore appelé condom ou capote, le préservatif est un outil sexuel sous forme de poche en caoutchouc qui sert à recouvrir le pénis durant le coït. Il permet de protéger les individus contre les maladies sexuellement transmissibles et est aussi un moyen de contraception. Qu’il soit masculin ou féminin, le préservatif est la seule méthode contraceptive pouvant protéger aussi bien contre la grossesse que les infections et maladies sexuellement transmissibles.

 Malgré cette double fonction aussi importante, il s’emble ne pas être utilisé par toutes désireuses d’entretenir un rapport sexuel bien qu’ayant derrière la tête l’idée de ne pas être auteur d’une grossesse et de ne pas contracter une quelconque maladie. Pour certains, le plaisir n’est pas le même quand un rapport est fait sans un préservatif. « En utilisant le préservatif, nous n’avons pas la même sensation que quand nous n’utilisons pas » fait savoir Eugène, qui reconnait tout de même le rôle protecteur de cet objet « Il est vrai, en utilisant le préservatif, nous nous mettons à l’abri des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées. Mais il s’agit aussi du plaisir et chez bon nombre de personnes aujourd’hui priorité au plaisir ». Fiacre abonde dans le même sens. Ce dernier laisse entendre qu’il n’a plus utilisé de préservatif depuis bientôt quatre  ans mais est sexuellement actif tout en précisant qu’il est fidèle à sa partenaire. « Il faut s’inquiéter des MST et des IST quand on connait plusieurs partenaires. Avant d’être dans cette relation que je juge sérieuse, j’utilisai le préservatif pour éviter les maladies mais depuis que je suis avec ma partenaire, je ne le fais plus. Pour la grossesse, nous utilisons d’autres moyens contraceptifs et pour ce qui est des infections sexuellement transmissibles nous nous faisons dépister chaque trimestre », confie-t-il. Audrey elle, a fait l’expérience du condom féminin. Ce qu’elle ne trouve pas satisfaisante et préfère y aller sans aucun des deux vu qu’elle n’aime pas aussi celui masculin « J’ai quelques fois fait l’usage du condom pour femme, je n’ai pas eu la sensation souhaitée. C’est aussi pareil quand mon conjoint utilise le préservatif masculin. Je préfère donc prendre d’autres précautions autre que l’utilisation du préservatif ».

Le préservatif, la protection…

Reconnu par des spécialistes comme étant très efficace et sans effet secondaire hormonaux, il reste par la même occasion un moyen sûr pour d’autre. Moins couteux que les autres méthodes, le préservatif est souvent même distribué gratuitement pour le bien de chacun. Selon un rapport de santé de l’Oms, s’il est utilisé régulièrement et correctement, son emploie empêche à 80% voire 95% la transmission du VIH qui aurait pu survenir en absence de son utilisation. « Je me préserve non pas seulement pour éviter qu’une grossesse survienne mais surtout pour ne pas contracter une infection ou au pire des cas le VIH. Le fait d’être dans une relation unique ne devrait pas empêcher jeune que nous sommes de nous préserver », a laissé entendre Irène. Pour elle, les infections peuvent venir de toute part et pour ne pas les transmettre, il faut se protéger.

« Nous recevons de plus en plus des jeunes atteints de diverses infections transmises au cours d’un rapport non protégé. Souvent il s’agit d’une infection à l’étape primaire c’est-à-dire qui se développe mais aussi il y a d’autres personnes qui ne viennent au soin quand l’infection a déjà complètement pris le dessus » explique Nadia V. prestataire de soins. Celle-ci ajoute « Si les cas de grossesse non désirées conduisant souvent à des avortements clandestins ou aux jets des nouveaux nés sont récurant, c’est parce que ces jeunes qui n’étant pas prêts à prendre en charge un enfant n’ont pas pensé à utiliser le préservatif ».  « Que le plaisir ne soit pas un voile, il faut penser au danger qui pourront subvenir après 15 minutes de plaisir sans protection. En utilisant les préservatifs, on court moins le risque d’être auteur d’une grossesse qu’on ne désire pas, on peut aussi devenir l’hôte d’une infection. Il faut se protéger mais aussi se dépister si l’on veut vraiment aller au sexe ».

A noter qu’entre autres méthodes contraceptives, il y’a les implants, le DUI, le MAMA, la pilule du lendemain etc.   

Firmin KASSAGA

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