Benin- RDC: Le nul de l’espoir

 Benin- RDC: Le nul de l’espoir

Ils ont été contraint au partage des points par la République Démocratique du Congo. Les Ecureuils du Benin n’ont pu faire mieux qu’un match nul un but partout au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou.

Un nul, pour certains au goût de défaite. Mais à y voir de près c’est un point qui cristallise les espoirs pour la suite des éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022.

A domicile, plus encore au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou, les Écureuils sont rois. Et la série d’invincibilité à Kouhounou se poursuit. Même si le Benin n’a pu battre la RDC, il n’en demeure pas moins que le point du match nul concédé par une équipe des Ecureuils à réaction maintient leurs chances en attendant la double confrontation face à la Tanzanie au mois d’octobre.

Après le naufrage de Conakry, il fallait se relever et entamer une marche en avant. Avec un sélectionneur sur la sellette et des joueurs ayant à cœur de se faire pardonner une élimination brutale et anecdotique à la CAN 2021, les deux matches (Madagascar 0 – 1 Benin et Benin 1 – 1 RDC) viennent entamer un processus de réconciliation avec le public.

A l’issue de ces deux premières journées, le Benin se place deuxième du groupe J avec quatre points, derrière la Tanzanie qui cumule le même nombre de points, mais leader à la différence du nombre de buts marqués.

Une équipe à réaction

La rencontre face à la RDC a permis de découvrir une équipe des Ecureuils à réaction. Malgré un but matinal (10ème minute) encaissé, la bande à Michel Dussuyer a pu réussir à revenir au score grâce à la tête rageuse de Jordan ADEOTI (34eme minute).

Steve Mounié aurait pu doubler la mise et Jodel Dossou en seconde période, lui est passé tout proche d’être le super sub. Après une entame de match très moyenne, le Bénin a montré du caractère et des valeurs. Et c’est justement ce facteur qui fait pallir de regrets une partie des observateurs avertis du foot, quant à l’issue de la rencontre. Surtout pour une équipe de la RDC qui, sur ses 26 dernières rencontres affiche des statistiques peu reluisantes : 4 victoires, 14 matches nuls et 8 défaites, il y avait une place pour décrocher les trois points.

Sauf que c’est là l’oxymore la plus fabuleuse du sport : même dans le doute, les grandes équipes savent se sublimer. Le Benin a pu contenir une équipe, certes au fond du trou, mais avec des joueurs expérimentés et un sélectionneur fin tacticien, Hector Cùper.

La cure de jouvence

Si le Benin a tenu bon, c’est aussi grâce à certains  joueurs qui se sont sublimés. Tout de suite, on pense à Jordan Adéoti qui a réalisé sans nul doute son plus beau match en sélection. Actif dans la récupération, très appliqué dans les transmissions et toujours à l’affût de l’adversaire, il aura été le facteur X des Écureuils. À juste titre, le salut est venu par lui. Souvent critiqué et lynché, le milieu de terrain du stade Lavallois affiche un état d’esprit de conquérant. À 32 ans, le natif de l’union retrouve une nouvelle jeunesse et enchaîne des rencontres de très haut vol. Important dans le trio médian de Michel Dussuyer, il a encore pris une amplitude avec ses récentes performances.

Si hier, sa titularisation fait objet de controverse, aujourd’hui, elle se présente comme une certitude.

Pour la double confrontation face aux Taifa stars de la Tanzanie, Jordan Adéoti devra confirmer qu’il est effectivement dans une nouvelle dimension.

Robert KEKELY

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