Augmentation du prix du blé: Aucune solution en perspective

 Augmentation du prix du blé: Aucune solution en perspective

Conséquence de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, la farine de blé se fait de plus rare dans certains pays africains. Au Bénin en particulier, les deux dernières semaines ont déjà été caractérisées par la pénurie de ce produit dans plusieurs lieux de vente habituels. Anticipant cette situation, les revendeurs de pain ont déjà augmenté le prix de la baguette qui, de fait est passé de 125 à 150 francs avant de se raviser grâce aux mesures prises par le gouvernement.

Sur les marchés, ce sont les prix de tous les produits à base de blé qui ont augmenté de façon substantielle. Il s’agit, entre autres, du spaghetti, du couscous, des gâteaux, des produits de pâtisserie et des biscuits.

Ceci a une des plus grandes répercussions sur le pouvoir d’achat de la plupart des Béninois vivant dans les villes. En effet, le pain est l’un des produits les plus consommés particulièrement au petit déjeuner tout comme les beignets à base de blé qui sont prisés comme goûté sur l’ensemble du territoire.

Le développement de l’actualité sur le front ukrainien ne laisse pas présager d’une évolution positive dans les prochains mois ce qui laisse penser que les prix du blé connaîtront des sommets jamais égalés. Ce qui n’est pas un bon présage pour les consommateurs de ces produits.

Cette situation vient rappeler de manière cruelle la dépendance des Béninois vis-à-vis d’une denrée qu’ils ne produisent pas. Dès lors, une solution s’impose: c’est de réapprendre à consommer local. Aucun Béninois n’est obligé de prendre du thé au lait et du pain au petit déjeuner. Il existe plusieurs alternatives telles que la bouillie et les beignets ou l’igname. Mais le problème est que ces produits de substitution coûtent désormais aussi chers sinon plus alors qu’ils sont cultivés localement.

Tout laisse donc croire qu’il n’existe pas, dans l’immédiat, une solution de sortie de crise pour les consommateurs. Seule  perspective : l’augmentation des salaires. Déjà le Chef de l’État a décidé du relèvement du salaire minimum qui, d’ici peu connaîtra une hausse de 30℅, ce qui est déjà appréciable mais qui reste insuffisant pour couvrir l’inflation qui a vu certains prix passer du simple au double.

Pierre MATCHOUDO

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