Aspirants au Métier d’Enseignant : Ça devrait se poursuivre

 Aspirants au Métier d’Enseignant : Ça devrait se poursuivre

Le processus d’utilisation des services des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) a été évalué. C’est la salle de conférence de la Tour administrative qui a servi de cadre aux travaux le 30 août 2022, en présence des Ministres des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle et de son collègue de la maternelle et du primaire.

Le recours aux aspirants pour combler le gouffre du manque d’enseignant au Bénin va certainement continuer. C’est ce qui se dessine des discussions de l’atelier du mardi 30 août 2022. Après deux ans d’expérimentation, il ressort des constats que le déficit d’enseignants est toujours patent. Le rapport adopté sera transmis au gouvernement a fait savoir Salimane Karimou, Ministre des enseignements maternel et primaire. C’est alors que l’exécutif prendra acte à partir des recommandations qui ont été formulées et verra dans « quelle mesure les aspects perfectibles pourraient être améliorés, soit avant la rentrée de septembre 2022 ou au cours de l’année scolaire 2022-2023 » a-t-il notifié. D’après les conclusions, « Les participants ont suggéré que le processus d’utilisation des AME se poursuive parce que actuellement nous n’avons pas encore une solution alternative pour résoudre le problème de déficit d’enseignants » a précisé le chef de file des ministres béninois en charge de l’éducation. 

Ce n’est pas le Secrétaire général de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du bureau départemental de l’Ouémé qui dira le contraire. Le recours aux aspirants doit continuer. Toutefois, il demande qu’on améliore les conditions de vie des AME. « Nous plaidons pour que ces enseignants puissent bénéficier des 12 mois de salaire. Nous savons que le gouvernement progressivement ira là » suggère Noël Sonagnon Houssou avant de lancer ce message. « Nous en sommes conscients c’est pour cela que nous invitons nos frères à être patients. C’est même un corps qui devrait être en réalité le mieux payé ».

Au-delà du déficit d’enseignants, il y a également les questions de qualité de l’enseignement. « C’est pour cela que le gouvernement avait mis en place une base de données. N’est plus enseignant du primaire ou du secondaire qui veut mais qui peut » a rappelé le ministre Salimane Karimou.

Arnaud ACAKPO (Coll)

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