2ème édition de l’Africa Tour de Casablanca Finance City à Cotonou : Bâtir l’Afrique ensemble
Le Forum d’affaires entre le Maroc et le Bénin, « 2ème édition de l’Africa Tour de Casablanca Finance City » est bien plus qu’un simple événement diplomatique de plus. Organisée par Casablanca Finance City (CFC) en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEX) du Bénin, cette rencontre qui s’inscrit dans une logique stratégique profonde se tient ce lundi 17 novembre 2025 à Cotonou. Elle représente une pierre angulaire dans la construction d’une Afrique intégrée, prospère et maîtresse de son destin économique. L’organisation de cet événement à Cotonou n’est pas anodine ; elle est le fruit d’une vision partagée et revêt une importance capitale à plusieurs égards.
Tout d’abord, le choix de Cotonou comme hôte de cette deuxième édition de l’Africa Tour de la CFC est un signal fort. Le Bénin, sous l’impulsion de son gouvernement, s’est résolument engagé dans une dynamique de réformes économiques et de modernisation de son appareil productif. En focalisant une partie de sa tournée ouest-africaine sur ce pays, la CFC reconnaît et encourage cette trajectoire. Le forum se présente comme une plateforme privilégiée pour une mise en relation directe et de haut niveau. Les représentants de la délégation des entreprises membres de la communauté CFC – souvent des groupes leaders dans leurs secteurs – auront l’opportunité unique d’échanger avec les acteurs économiques et institutionnels béninois. Ces discussions B2B et B2G sont le terreau où germent les partenariats futurs, les joint-ventures et les projets d’investissement concrets.
En effet, l’importance de cette rencontre réside également dans la complémentarité des économies marocaine et béninoise. Le Maroc, avec sa place financière de Casablanca Finance City, son expertise avérée en matière d’infrastructures, d’énergie renouvelable, de finance islamique, de logistique et d’agro-industrie, dispose d’un savoir-faire précieux. Le Bénin, de son côté, possède un potentiel agricole immense, une position géostratégique de porte d’entrée vers des marchés régionaux densément peuplés (comme le Nigéria), et des ambitions claires en matière d’industrialisation. La rencontre de Cotonou permet ainsi de faire coïncider l’offre et la demande. Les entreprises marocaines peuvent y trouver de nouvelles opportunités de croissance, tandis que les opérateurs béninois peuvent accéder à des technologies, des compétences et des capitaux essentiels pour monter en gamme et se développer.
Opérationnaliser la Vision de la ZLECAf
Sur un plan plus macro-économique, cet événement est une matérialisation concrète des ambitions portées par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Alors que les discours sur l’intégration économique sont nombreux, le Forum d’affaires Maroc-Bénin passe à l’action. Il facilite les échanges intra-africains en créant les conditions de la confiance et de la compréhension mutuelle nécessaire aux affaires. En rapprochant les hubs d’affaires, CFC et l’APIEX ne construisent pas seulement un pont bilatéral ; elles tissent la toile complexe des interdépendances économiques qui fera la force du continent face à la concurrence mondiale.
Aussi faut-il le préciser, la présence annoncée de personnalités institutionnelles de haut rang, notamment pour « partager la vision du Gouvernement béninois en matière d’industrialisation », est un élément clé. Elle garantit que les discussions ne resteront pas cantonnées à des intérêts privés, mais s’inscriront dans une feuille de route nationale et régionale cohérente. Cette transparence et ce cadrage politique sont indispensables pour rassurer les investisseurs et orienter les capitaux vers les secteurs les plus prioritaires pour le développement du Bénin.
Le Forum d’affaires Maroc-Bénin de ce 17 novembre 2025 à Cotonou est bien plus qu’une date dans l’agenda. C’est un catalyseur. Un catalyseur d’investissements, de partenariats et de croissance partagée. Son organisation minutieuse témoigne d’une volonté commune de dépasser les déclarations d’intention pour entrer dans une phase opérationnelle, celle qui construit, innove et profite à tous. L’avenir économique de l’Afrique se construit dans de telles rencontres, où la confiance se noue et où les projets prennent vie.
Damien TOLOMISSI